Le signal fort de la tolérance zéro vient d’être donné. Face au désastre écologique et financier qui continue de ronger la préfecture de Siguiri, le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, passe à l’offensive. Une interdiction formelle de quitter le territoire national vise désormais des dizaines de suspects. Parmi eux, de hauts responsables administratifs, des agents techniques et des exploitants étrangers, tous
piégés par les mailles d’une enquête tentaculaire.
Le constat est sans equivoque : la terre de Siguiri est balafrée, ses cours d’eau sont empoisonnés et ses ressources sont pillées dans l’ombre total. Ce carnage environnemental ne s’est pas fait tout seul. Il est le fruit d’un système corrompu et laxiste bien huilé jusqu’à la moelle épinière. L’enquête ouverte par le parquet spécial de la CRIEF aurait cibler un réseau criminel complexe. Les chefs d’accusation donnent le vertige à un degré au rouge : corruption d’agents publics, concussion, blanchiment de capitaux, faux en écritures publiques et enrichissement illicite.
Dossier à suivre
Par Ib.Bah









Good morning
Good thing to do in this country.