Commune rurale de Koïn : « Les 95 000 GNF ne représentent pas tout : plus d’un milliard se trouvait à la banque centrale », précise l’ancien président de la délégation spéciale
Face à la polémique autour des 95 000 GNF retrouvés sur le compte local de la commune, l’ancien président de la délégation spéciale de Koïn brise le silence et apporte des précisions.
L’annonce de la nouvelle équipe communale, faisant état de 95 000 francs guinéens retrouvés à dans me compte local de la commune à sa prise de fonction, a suscité de nombreuses réactions.
Face à la polémique, l’ancien président de la délégation spéciale de Koïn apporte des précisions sur la situation financière laissée à son départ. Il affirme que les 95 000 GNF correspondent au solde d’un compte du Crédit rural destiné aux opérations courantes, tandis qu’un autre compte domicilié à la Banque centrale disposait, selon lui, 1.997.411.339 GNF.
L’ancien président de la délégation spéciale estime que la communication de la nouvelle équipe communale est incomplète.
« J’ai été surpris par la sortie du Maire faisant état de 95 000 GNF se trouvant au compte du Crédit rural, sans préciser ce qu’il a hérité du compte de la banque centrale. C’est effectivement 95 000 GNF qui se trouvaient sur ce compte, mais ce n’est pas tout ce que nous avons laissé. Il y a un autre compte qui se trouve à la banque centrale. Le montant est de 1 977 411 339 francs guinéens.» Explique-t-il.
Selon lui, les deux comptes n’avaient pas la même fonction. Le compte ouvert au crédit rural était principalement utilisé pour assurer les dépenses courantes et le fonctionnement quotidien de la commune.
« Le fonctionnement de la commune et les différentes activités étaient basés sur le compte du Crédit rural. C’est ce compte qui servait pour les opérations courantes. Nous avons eu de l’argent à travers le marché et d’autres taxes, mais tout ce que nous avons fait, l’argent provenait de ce compte. Il n’y avait pas de budget de fonctionnement. » Précise El Hadj Boubacar Baldé
L’ancien président de la délégation spéciale rejette ainsi l’idée selon laquelle le faible solde retrouvé sur le compte de fonctionnement traduirait une absence d’activités ou de réalisations durant sa gestion. Il affirme que la commune a mobilisé des recettes et engagé des ressources dans plusieurs projets, notamment dans le domaine des infrastructures. Parmi les réalisations citées figure la réhabilitation du lycée de Koïn. Des travaux d’aménagement et de réhabilitation de plusieurs routes ont également été réalisés grâce aux ressources mobilisées par la commune.
Le receveur de la commune rurale de Koïn, Mamadou Aliou Bah joint au téléphone, confirme l’existence de deux comptes distincts. Il apporte toutefois des précisions sur leur fonctionnement et sur l’origine des fonds.
« Nous avons deux comptes : un au Crédit rural et le second à la banque centrale. Celui du Crédit rural est utilisé pour épargner les recettes propres que nous parvenons à collecter. Lorsqu’on a une dépense courante à exécuter, on retire l’argent du Crédit rural pour mener l’activité ou effectuer la dépense. Lorsque le président de la délégation cédait, il restait effectivement 95 000 GNF et quelques dettes. » Précise-t-il.
Le second compte, domicilié à la banque centrale, est, selon lui, alimenté par différentes ressources et transferts destinés à la collectivité.
« Le second compte, qui est domicilié à la banque centrale, reçoit les virements de l’ANAFIC, les taxes des antennes téléphoniques, la taxe unique sur les véhicules et autres recettes. Tous ces montants réunis font plus d’un milliard de nos francs. Au moment de la passation, il y avait effectivement ce montant dans ce compte. » Ajoute le receveur.
MLS pour Illuminationmedia.net









