(Londres) Le gouvernement britannique a exhorté la FIFA à ouvrir une enquête sur l’équipe d’Argentine après que des joueurs eurent posé avec une banderole revendiquant la souveraineté des îles Malouines, au cœur d’un litige entre les deux pays.
L’Argentine a battu l’Angleterre 2-1 mercredi à Atlanta lors d’une demi-finale de la Coupe du monde de soccer masculin.
Lors des célébrations d’après-match, les joueurs argentins ont brandi une banderole remise par des partisans dans les tribunes, sur laquelle on pouvait lire « Las Malvinas son Argentinas » (« Les îles Malouines sont argentines »).
« Malheureusement, c’est un triste chapitre de notre histoire », a déclaré à Atlanta le joueur argentin Leandro Paredes au sujet de la banderole, « pour tous ceux qui ont été impliqués dans ce chapitre de – je le répète – notre histoire. Et cela fait mal. Nous savions que nous jouions aussi pour eux. »
Les îles Malouines ont été envahies en 1982 sur ordre de la dictature militaire argentine de l’époque, ce qui a déclenché une guerre de 10 semaines remportée par le Royaume-Uni.
« La Coupe du monde n’est peut-être pas la nôtre, mais les îles Falkland [autre nom donné aux îles Malouines] le sont assurément, a déclaré jeudi un porte-parole du premier ministre Keir Starmer. L’autodétermination appartient aux insulaires et notre engagement envers les (îles) Falkland restera inébranlable. » Le porte-parole a ajouté que Starmer avait soutenu les appels lancés à la FIFA pour qu’elle mène une enquête, après que le ministre britannique des Affaires économiques, Peter Kyle, eut déclaré que le comportement des joueurs était « tout à fait inapproprié ».
La FIFA peut sanctionner les joueurs argentins et la fédération argentine de soccer, car son code disciplinaire interdit dans les stades tout « message inapproprié pour un évènement sportif », y compris ceux « à caractère politique, idéologique, religieux ou offensant ».
Les amendes infligées par la FIFA pour messages politiques vont de 5000 $ à 20 000 $.
La FIFA a été contactée jeudi pour commenter cette affaire.
Source: La Presse






