Dans la préfecture de Kindia, les autorités ont engagé une vaste opération de lutte contre la vente illicite de carburant sur le marché noir.
Dans une vidéo diffusée par nos confrères de KILISSY TV, on aperçoit des hommes en uniforme procéder au ratissage des bidons et bouteilles d’essence exposés le long de la route, notamment dans les localités de Séguéya et Souguéta.
Au cours de l’opération, une vendeuse de carburant s’est approchée des agents pour plaider sa cause. En réponse, le chef de mission lui a déclaré : « Vous avez pris l’engagement ? Il n’y a pas de problème. Mais, dans ce cas, rendez-vous à la gendarmerie et prenez mon numéro. »
Cette campagne de répression semble déjà produire des effets. Dans la commune urbaine de Kindia, les détaillants de carburant vendant en bordure de route ont quasiment disparu.
Dans les stations-service, l’approvisionnement en carburant est désormais soumis à de nouvelles dispositions. Un responsable en précise les conditions « Un document signé par le gouverneur précise que tout bidon destiné à être rempli en station-service doit être accompagné d’une autorisation délivrée par la SONAP. Pour les habitants des sous-préfectures, la limite est fixée à 25 bidons. L’intéressé doit d’abord obtenir une autorisation du sous-préfet ou du maire de sa localité, puis se rendre à la SONAP, qui lui délivre un document lui permettant de s’approvisionner en carburant. » explique ce gérant.
Cette raréfaction du carburant vendu au marché noir n’est pas sans conséquences sur les coûts du transport, notamment pour les conducteurs de taxis-motos.
« Depuis qu’il n’y a plus d’essence au marché noir, les tarifs ont augmenté. Aujourd’hui, nous transportons les passagers des quartiers périphériques vers le centre-ville à 8 000 GNF, contre 5 000 GNF auparavant. Lorsqu’il n’y a plus de carburant dans la moto, il faut parfois la pousser jusqu’en ville pour s’approvisionner », déplore un conducteur de taxi-moto.
Interrogé sur cette situation, le bureau du Syndicat et de l’Union des transporteurs de Kindia apporte son soutien aux mesures prises par les autorités.
« Pour le moment, ce n’est pas le prix du carburant qui a augmenté. Les dispositions prises visent avant tout à garantir la sécurité des citoyens. Il peut certes y avoir des difficultés au début, mais les explications ont été données. Nous poursuivons la sensibilisation afin que chacun comprenne l’intérêt de cette décision », a déclaré un responsable syndical.
Par AKB








